Naïf, qui parles d'enfants dans tes poèmes,
De la beauté de ceux de bohème,
De l'amour qui donne des ailes,
des couleurs de l'arc-en-ciel,
Connais-tu ton leurre?
C'est celui des vers,
Instrument de malheur,
C'est l'ami Homère,
Le forgeur de Héros;
Où les hommes de valeur
(je ne connais pire gros mot)
Ravivent l'humain heur.
Naïfs, voyez les pères de vos enfants!
Que voudriez-vous qu'ils sauvent pour eux?
Ils seront aussi fous que vous et ceux d'antan,
Ils seront aussi fous, naïfs et violents.
Et ils trouveront un fou,
Pour leur dire ce qu'il faut,
Pour qu'à d'autres fous,
Ils puissent faire la peau.
Voilà l'héroïsme, voilà la gloire,
qui dans nos prismes, qui dans nos miroirs,
vous prend vous naïfs, ainsi que vos larmes,
Pour faire de nos enfants, leurs meilleures armes.
O naïf, tu veux les sauver,
Protéger leur être,
Mais offrons leur la paix,
Ne les faisons pas naître.
De la beauté de ceux de bohème,
De l'amour qui donne des ailes,
des couleurs de l'arc-en-ciel,
Connais-tu ton leurre?
C'est celui des vers,
Instrument de malheur,
C'est l'ami Homère,
Le forgeur de Héros;
Où les hommes de valeur
(je ne connais pire gros mot)
Ravivent l'humain heur.
Naïfs, voyez les pères de vos enfants!
Que voudriez-vous qu'ils sauvent pour eux?
Ils seront aussi fous que vous et ceux d'antan,
Ils seront aussi fous, naïfs et violents.
Et ils trouveront un fou,
Pour leur dire ce qu'il faut,
Pour qu'à d'autres fous,
Ils puissent faire la peau.
Voilà l'héroïsme, voilà la gloire,
qui dans nos prismes, qui dans nos miroirs,
vous prend vous naïfs, ainsi que vos larmes,
Pour faire de nos enfants, leurs meilleures armes.
O naïf, tu veux les sauver,
Protéger leur être,
Mais offrons leur la paix,
Ne les faisons pas naître.